Société
A la Une

RDC : les familles de professeurs d’université décédés annoncent un sit-in au Palais de la Nation le 19 août.

Cinq à trente ans d’attente pour certaines familles, des rentes de survie toujours non versées et des soins médicaux qu’elles disent ne pas obtenir, les veuves et orphelins de professeurs d’université annoncent un sit-in au Palais de la Nation le 19 août prochain. Quatre revendications seront soumises directement au président de la République.

Le mécontentement monte chez les veuves et orphelins de professeurs d’université en République démocratique du Congo. Réunis au sein d’un collectif, ils prévoient d’organiser un sit-in mercredi 19 août 2026, de 10h00 à 15h30, au Palais de la Nation, à Kinshasa. À travers cette mobilisation, les familles concernées souhaitent interpeller directement le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, afin d’obtenir son intervention dans un dossier qu’elles présentent comme une situation d’abandon social persistante.

Publicité

Dans un communiqué de presse, le collectif affirme que les veuves et les enfants de professeurs d’université décédés vivent dans une situation de grande précarité et restent privés de plusieurs droits sociaux qu’ils estiment garantis par la législation congolaise. Au cœur de leurs préoccupations figure notamment le paiement des indemnités de décès, également désignées comme le décompte final. Selon le collectif, certaines veuves attendent le règlement de ces droits depuis cinq, dix, vingt, voire trente ans après le décès de leurs époux.

Les familles demandent ainsi une intervention directe du chef de l’État pour accélérer la régularisation de leur situation. Les organisateurs annoncent quatre principales revendications qui devraient être soumises à l’attention du président de la République. La première concerne le paiement immédiat des indemnités de décès des professeurs d’université au profit des veuves et autres ayants droit. Le collectif réclame la régularisation des dossiers qui, selon lui, demeurent en souffrance depuis plusieurs années.

La deuxième revendication porte sur le réajustement de la rente de survie, conformément aux dispositions légales en vigueur. Les veuves réclament également l’octroi de la rente de survie à celles qui n’en bénéficient toujours pas, alors qu’elles estiment que cette prestation devrait leur être accordée six mois après le décès de leur conjoint. Enfin, le collectif demande la prise en charge des soins médicaux des veuves de professeurs d’université, également prévue, selon lui, par la législation. À travers ce sit-in, les veuves et orphelins ne souhaitent pas seulement dénoncer leur situation. Ils veulent surtout obtenir une réponse institutionnelle à leurs revendications.

Le collectif entend demander au président de la République, présenté comme le garant de la Nation, d’instruire le gouvernement ainsi que les ministères concernés afin que les dossiers des familles des professeurs d’université décédés soient régularisés dans les meilleurs délais. Le 19 août constituera ainsi une nouvelle étape dans leur démarche. Pendant plusieurs heures, les familles concernées comptent se mobiliser au Palais de la Nation pour faire entendre leurs revendications et réclamer l’application effective des droits sociaux qu’elles estiment leur être dus.

La rédaction

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page